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"Le Grand Savant"

 

Un jour Pierrot (voir Le P'tit Pierrot et le puit ) et ses amis marchaient le long d'un sentier qui longeait une rivière remplie d'eau boueuse.

Soudain ils virent au loin un château grisâtre entouré d'arbres gigantesques et de corneilles noires au dessus. Intrigués ils décidèrent de s'approcher du château.

Près du château une porte crissante s'ouvrit et un vieil homme vêtu de blanc en sortit.

- Bonjour les amis, que faites-vous par ici, dit le vieil homme.

- Qui êtes-vous ? lui répondit Pierrot et ses amis.

- Vous ne me connaissez pas ? Eh bien je suis le savant M.

- Le savant M. ? répéta Luc, l'ami de Pierrot.

- Eh oui c'est moi !

- Pourquoi vous appellez-vous ainsi ? demanda Pierrot.

- Parce que je suis un savant et mon nom est M.

- En passant, enchaîna le célèbre savant, aimeriez-vous visiter mon château ?

Pierrot, Luc et Jean acceptèrent avec hésitation.

- Venez et n'ayez pas peur les amis. Je vais vous montrer mes dernières découvertes.

Pierrot et ses amis se retrouvèrent vite dans une grande salle vaste et meublé à l'ancienne. Il y avait au centre une grande table, très longue, avec une chaise à chaques extrémités. De nombreux cadres illustrants des savants illustres et célèbres tapissaient les murs de la salle de part et d'autre. Le plancher à carreaux, gris et noir, brillait d'une propreté indescriptible.

Le grand savant au long cheveux gris, tombant sur les épaules, dirigea nos amis vers une porte débouchant dans une salle rempli de livres. Cette salle était en fait la bibliothèque personnel du grand savant. Il y avait des milliers et des milliers de livres !

Le savant M. pris un livre, poussa sur un bouton et dit: attention les amis, c'est parti, je vais vous montrer mes récentes découvertes !

A la grande surprises de tous, un mur entier rempli de livres se déplaça et laissa place à un escalier qui menait jusqu'au bas du bâtiment, une sorte de passage secret. Nos amis croyaient rêver ! . . .

Arrivé au bas de l'escalier ils aboutirent sur un long passage dont on ne voyait l'issue de part et d'autre, à gauche comme à droite. Un bruit de machinerie ou de soufflerie se faisait entendre au loin. Tout était en béton grisâtre éclaircie. Afin de rendre attrayantes les marches fréquentes qu'il devait effectués quotidiennement, le savant M. avait installé des lumières de différentes couleurs agencées de manière à former des textures de couleur en forme de carré. Vue sur une grande distance on ne voyait que des carrés lumineux fuir au loin devenant de plus en plus petit.

- Allons, ne nous attardons pas. J'ai beaucoup de choses à vous montrer, dit le vieil homme.

Ils se mirent à marcher.

Ils arrivèrent enfin, au bout de 15 longues minutes, à l'entrée d'une salle bourée d'ordinateurs, d'appareils sophistiqués et autres. Au sol il y avait des dizaines de gros câbles électriques noirs qui semblaient aller partout et nul part. Les murs étaient tapissés de graphiques, de tableaux, de schémas et de calculs. On sentait que le savant avait mis de longues heures à y travailler et à s'acharner sur on ne savait trop quoi.

C'est alors qu'il leur dévoilà un de ses secrets bien gardés.

Il leur annonça qu'il travaillait depuis déjà plusieurs années sur la "machine à voyager dans le temps".

Eh oui il travaillait à fabriquer une machine qui lui permettrait un jour de voyager à toutes les époques de notre histoire, passé comme à venir !

Pierrot et ses amis n'en croyaient pas leurs yeux et leurs oreilles.

Soudain le grand savant se pencha devant un ordinateur gigantesque et d'un air solonnel, fit une pause, et pesa, enfin, sur la touche "enter" de son clavier noir, usé.

Au même instant de grandes dalles en béton fixées à même le plancher s'ouvrirent et l'on vit une machine ressemblant à une bulle métallique transparente s'élevée jusqu'à la hauteur du plancher.

Les yeux pétillants, le grand savant annonça à ces nouveaux amis que s'était là, sa fameuse machine à voyager dans le temps et qu'elle était presque prête. Enfin il devait y travailler encore quelques mois . . .

Comme il se faisait déjà tard, nos amis: Pierrot, Luc et Jean quittèrent le savant en se promettant d'y revenir un jour. Ils avaient tous faim et ils devaient retourner à la maison.

Ce soir là ils ne purent s'empêchés d'imaginer toutes les possibilités qu'une telle machine pouvait offrir . . . ou du moins le pensaient-ils ! En fait ils ne savaient qu'en penser.

 

(A SUIVRE)

 

 

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